Ozempic, perte de poids et santé osseuse : pourquoi l’ostéodensitométrie est essentielle

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Au cours des dernières années, des médicaments comme Ozempic® (sémaglutide) ou Mounjaro® (tirzépatide) ont révolutionné la prise en charge de l’obésité et du diabète de type 2.

Leur efficacité pour induire une perte de poids est indéniable. Mais une question importante demeure : que perdons-nous exactement lorsque nous perdons du poids ?

Pourquoi la perte de poids ne signifie pas seulement perdre de la graisse ?

Contrairement à une idée reçue, la perte de poids n’est pas toujours exclusivement liée à la graisse. Les études montrent qu’avec les agonistes du GLP-1 :

  • Une partie de la perte correspond à la masse grasse, ce qui est souhaité.
  • Mais on observe aussi une réduction de la masse musculaire (sarcopénie).
  • Et dans certains cas, une diminution de la densité osseuse, ce qui peut fragiliser le squelette.

Ces changements, bien que subtils, ont un impact direct sur la santé à long terme : risque accru de faiblesse musculaire, de fractures ou de récidive pondérale si le métabolisme de base chute trop bas.

Le rôle du DXA corps entier (ostéodensitométrie pancorporelle)

C’est ici que la technologie DXA corps entier (ostéodensitométrie pancorporelle) prend toute son importance. Déjà reconnue pour mesurer la densité osseuse et dépister l’ostéoporose, elle est aujourd’hui un outil de référence pour :

  • Distinguer le muscle, la graisse et l’os : savoir si le poids perdu provient du bon compartiment.
  • Suivre la densité minérale osseuse (DMO) : repérer précocement une fragilité osseuse.

Quantifier la graisse viscérale (CoreScan™) : mesurer la graisse abdominale profonde, la plus associée aux maladies cardiovasculaires et au diabète.

Pourquoi c’est crucial pour les patients sous Ozempic et GLP-1

  • Sécurité : S’assurer que la perte de poids ne se fait pas au détriment de l’os et du muscle.
  • Personnalisation : Ajuster le plan alimentaire (apports protéiques) et l’entraînement (exercices de résistance) selon l’évolution réelle du corps.
  • Suivi motivant : Voir des données objectives (gras vs muscle) plutôt que de se limiter au chiffre sur la balance.

Quand passer un DXA ?

  • Avant de débuter le traitement : établir un point de départ (muscle, graisse, densité osseuse).
  • Après 6 à 12 mois : évaluer la qualité de la perte de poids.
  • Annuellement par la suite : assurer un suivi sécuritaire, surtout si la perte est rapide ou importante.

Conclusion

Les médicaments comme Ozempic marquent un tournant majeur dans la lutte contre l’obésité. Mais pour en maximiser les bénéfices et minimiser les risques, il est essentiel de suivre de près ce que l’on perd.

L’ostéodensitométrie pancorporelle s’impose comme l’examen de choix pour accompagner les patients sous GLP-1, en apportant une vision complète et objective de la composition corporelle.

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  • Publié le

    26 septembre 2025

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