L’IA en IRM au CHU de Québec‑Université Laval 

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Senior man going into IRM scanner. technologist overlooking patient in IRM during preparation for procedure

Depuis janvier 2025, le CHU de Québec‑Université Laval a entrepris un virage technologique majeur : l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans ses appareils d’imagerie par résonance magnétique (IRM) pour booster la reconstruction des images en radiologie et en radio‑oncologie. 

Réduction des temps d’examen et augmentation des capacités

La puissance de l’IA permet désormais des reconstructions d’image plus rapides, réduisant significativement la durée d’examen. En conséquence, chaque appareil d’IRM peut prendre en charge environ 25 patients de plus par semaine, soit une hausse de 15 % de capacité d’examen.
À ce jour, trois appareils sur neuf sont équipés, et le déploiement devrait être généralisé d’ici la fin de l’année prochaine

Un impact palpable sur le volume d’examens

Concrètement, ce sont près de 2 000 IRM supplémentaires qui ont été réalisées depuis le lancement du projet. Ce regain d’efficience reflète directement sur la capacité à répondre à la demande croissante des usagers.


Le bilan global attendu : une hausse de 15 000 examens par année

Grâce au financement obtenu, notamment lors du cocktail de La Cellule du 30 janvier 2025, la Fondation du CHU a permis d’introduire l’IA dans les cinq hôpitaux du CHU, soit une première pour le Québec.
Ce projet représente un potentiel d’ajout de 15 000 examens par année, soit une transformation notable de l’offre clinique.

Deep Resolve : la technologie clé derrière l’innovation

La technologie employée, Deep Resolve de Siemens Healthineers, permet une reconstruction rapide et précise des images IRM, grâce à l’ajout de licences et d’unités informatiques adaptées. L’IA ne génère pas de nouvelles données, mais complète celles acquises. Et en cas de doute, il est possible d’accéder à l’image brute sans IA, assurant ainsi rigueur et transparence dans l’interprétation clinique. 

Une démarche rigoureuse et collaborative

Le projet a suivi un processus rigoureux de validation, incluant des études cliniques et l’approbation de Santé Canada, avant son déploiement. Il s’inscrit dans une collaboration multidisciplinaire entre la physique médicale (y compris Eric Poulin), la radio‑oncologie, la radiologie, et Siemens Healthineers. 

Des bénéfices humains et opérationnels concrets

Des bénéfices humains et opérationnels concrets ont pu être observés :

  • Du côté des patients, elle améliore significativement l’expérience en réduisant le nombre de reprises d’examens liées aux mouvements, tout en diminuant l’anxiété et les temps d’attente. 
  • Sur le plan organisationnel, elle permet d’optimiser les ressources existantes en augmentant la capacité d’examen sans nécessiter l’achat de nouveaux équipements, simplement en maximisant l’utilisation des appareils déjà en fonctionnement.

Le CHU de Québec‑Université Laval entame un tournant transformateur dans l’imagerie médicale. Grâce à l’IA, l’IRM devient rapide, plus accessible et de meilleure qualité, tout en humanisant les soins.
C’est une belle victoire pour la Fondation du CHU, les équipes médicales et technologiques, et, surtout, pour les patients qui en bénéficient.

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  • Publié le

    5 septembre 2025

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